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Sitting_Bull

Moi je suis loin, dans mon païs glacé, le coeur chaud, et inquiet sur ce qui concerne ton roi. Que le grand principe t’accorde beaucoup de lunes. Quand je songe aux méchants qui troublent ton païs, je répète souvent avec humeur maracai, maracai, en saisissant mon tamaoc; mais je dis à toi, sego, sego, frère.

Loüis, chef indien du Canada

12 février 1792

maritainEn vertu d’un automatisme réflexe, non pas humain mais mécanique, le communisme suscite et  nourrit les réactions de défense de type fasciste ou raciste, et celles-ci suscitent et nourrissent à leur  tour les réactions de défense communistes, de sorte que ces deux forces multitudinaires grandissent  simultanément dréssées l’une sur l’autre: l’une et l’autre faisant de la haine une vertu, l’une et l’autre  vouées à la guerre, guerre des nations ou guerre des classes, l’une et l’autre réclamant pour la  communauté temporelle l’amour messianique avec lequel le royaume de Dieu doit être aimé, l’une et  l’autre pliant l’homme à quelque humanisme inhumain, à l’humanisme athée de la dictature du  prolétariat, ou à l’humanisme idolâtrique de César, ou à l’humanisme zoologique du sang et de la race.

J. Maritain, Humanisme intégral, Paris, 1936

Un petit hommage au hooliganisme et à un des plus grands groupes de oi! de tous les temps (et je pèse mes mots). L’hymne de West Ham par les ci-devant Cockney Rejects! Enjoy!

kmarxLa bourgeoisie là où elle est arrivée au pouvoir a détruit tous les rapports féodaux, patriarcaux, idylliques. Elle a déchiré sans pitié la multiplicité colorée des liens féodaux qui attachaient l’homme à ses supérieurs naturels et elle n’a laissé subsister d’autre lien entre l’homme et l’homme que l’intérêt nu, que le froid “argent comptant”. Elle a noyé dans les eaux glacées du calcul égoïste les frissons sacrés de la piété exaltée, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise. Elle a réduit la dignité personnelle à la valeur d’échange et, à la place des innombrables libertés reconnues par écrit et chèrement conquises, elle a mis la liberté unique et indifférente du commerce

Karl Marx in Manifeste du Parti Communiste

Trollcat

Et un trollcat, un!

racial_stereotypes_may_have_merit_trollcat

I want to live with you in the fifth dimension
In a dream I’ve never had
Cause I just can’t live like this in a world like this
I just want a kiss goodbye

And we are not of this world
And there’s a place for us
Stuck inside this fleeting moment
Tucked away where no one own it
Wrapped up in a haste and by mistake got thrown away

And oh, I am so homesick
But it ain’t that bad
Cause I’m homesick for the home I’ve never had

And though I sometimes get annoyed I know just where I’m at
This is my song of joy
And now I know there are no secret trick, no correct politics
Just liars and lunatics

And we are not of this world
And there’s a place for us
Stuck inside this fleeting moment
Tucked away where no one own it
Wrapped up in a haste and by mistake got thrown away

And oh, I am so homesick
But it ain’t that bad
Cause I’m homesick for the home I’ve never had

And though I would not take it personally, it’s just the child in me
I never really knew how much I had

Woe is me, I am so homesick
But it ain’t that bad
Cause I’m homesick for the home I’ve never had

Désolée de la relative indigence des articles (quoique quelques bons morceau de rock ne font pas de mal), mais je n’ai pas le temps d’être plus pertinente (je nage dans les examens)

NoFX – The Brews

Voici les paroles (une petite connaissance de la culture juive et de l’hébreux est nécessaire pour pleinement apprécier):

Friday night we’ll be drinkin’ manashevitz
Goin’ out to terrorize goyem
Stompin’ shagitz, screwin’ shicksas
As long as we’re home by saturday mornin’

Cause hey we’re the brews
Sportin’ anti swastika tattoos
Oi oi we’re the boys
Orthodox, hesidic, o.g. ois

Orthopedic Dr. Martins good for
Waffle making, kickin’ through the shin
Reputation, gained through intimidation
Pacifism no longer tradition

Cause hey we’re the brews
Sportin’ anti swastika tattoos
Oi oi we’re the brews
The fairfax ghetto boys skinheaded jews

We got the might, psycho mashuganas
We can’t lose a fight, as we are the chosen ones
Chutspah, we battle then we feast
We celebrate, we’ll separate our milkplates from our meat

Voici un petit extrait du film Le Président d’Henri Verneuil où Jean Gabin (qui incarne le Président du Conseil) se livre à un morceau de bravoure contre l’Europe libérale (alors vagissante). Plus que d’actualité en cette période de pré Européennes! Si vous votez, votez sagement.

stig-dagermanJe crois que les parents ont toujours une conception de la pureté différente de celle de leurs enfants. Pour eux, autant que j’en puisse juger par ma propre expérience, la pureté, en tant que vertu, a perdu toute trace de sens pratique. Ils peuvent très bien en parler comme d’un état auquel aspire la jeunesse à « l’âge difficile », mais eux-mêmes dans leur comportement nient constamment l’existence de cette notion. Les parents vivent toujours une vie plus impure que celle de leurs enfants parce qu’ils se pardonnent tout ce qu’ils font. Ceci : pouvoir tout pardonner à soi-même, et pratiquement rien à ses enfants, c’est le bénéfice que « l’expérience » confère aux hommes. Ce que les parents appellent expérience n’est rien d’autre qu’une tentative couronnée de succès et conduisant souvent au cynisme, de renier tout ce qu’ils avaient éprouvé de pur, de vrai, de juste dans leur jeunesse. Eux-mêmes ne remarquent pas l’épouvantable cynisme qui réside dans ces propos constants sur « l’expérience », présentée comme le but le plus élevé de la vie. Ils remarquent le « manque d’expérience » chez leurs enfants, c’est-à-dire une forme d’inexpérience qui s’appelle pureté et loyauté. Cela les irrite. Lorsqu’ils sont irrités, ils passent leur irritation sur les enfants ; car, qu’est-ce que l’éducation sinon un effort de parents irrités pour étouffer ce qu’ils reconnaissent chez leurs enfants comme étant ce qu’ils ont étouffé de meilleur en eux-mêmes ? S’ils ne sont pas irrités, ils prennent alors des airs supérieurs, supérieurs parce qu’avec leur fierté hypocrite, ils tirents vanité de leur grande expérience de la vie, exactement comme si c’était particulièrement honorable et extraordinaire de détruire le meilleur de soi-même.

Stig Dagerman in L’enfant brûlé

Le Quota

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